News du 21 Mars.
Déploiement le 29 mars du premier missile antimissile PAC-3
Le premier missile intercepteur sol-air PAC-3 japonais sera déployé le 29 mars près de Tokyo. Le système de défense antimissile implique dans un premier temps des navires munis du SM-3 Aegis antimissile, et dans un second temps les missiles intercepteurs du système sol-air PAC-3. Le ministère de la Défense a annoncé que le premier PAC-3 sera déployé le 29 mars sur la base d'Iruma, dans la préfecture de Saitama, au nord de Tokyo, pour répondre à de possibles attaques de missiles nord-coréens. Le ministère prévoit la production d'un manuel d'instructions pour le système vers la fin de la semaine. Il précise qu'il mettra en place un système de défense antimissile pour l'Archipel, en achevant d'ici 2011 le déploiement prévu d'autres missiles.
M. Aso se rendra en Corée du Sud le 31 mars
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Aso, se rendra le 31 mars à Séoul pour un échange de vues avec son homologue sud-coréen sur le dossier nucléaire du Nord. Il s'agira du premier déplacement en Corée du Sud de M. Aso depuis octobre dernier, lorsqu'il s'était entretenu avec les responsables américain et sud-coréen de la diplomatie, au lendemain de l'essai nucléaire de Pyongyang. Au cours de sa rencontre avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères et du Commerce, Song Min-soon, M. Aso souhaite confirmer la coopération mutuelle visant à convaincre Pyongyang de renoncer à ses activités nucléaires. Il recherchera également le soutien de Séoul en faveur de la position de Tokyo. Le Japon, rappelons-le, refuse d'octroyer une assistance à la Corée du Nord tant que des progrès n'auront pas été réalisés sur la question des enlèvements de ressortissants japonais par des agents nord-coréens. M. Aso envisage enfin de demander au Sud de mettre en place un système de notification préalable à toute étude hydrographique dans les eaux territoriales revendiquées par les deux nations, en particulier autour de l'île de Takeshima.
Le problème du HIV-sida sera abordé au sommet du G8 de Tokyo
Le premier ministre japonais Shinzo Abe souhaite inscrire la question du sida et autres maladies infectieuses à l'agenda du sommet du G8 de l'an prochain. C'est ce qu'il a déclaré lors de la visite, mardi à Tokyo, du président du Réseau HIV-sida de Zambie, Winston Zulu. M. Zulu a été la première personnalité zambienne à révéler sa séropositivité. Il se consacre aujourd'hui à l'éradication du sida et de la tuberculose. Au cours de l'entretien, M. Zulu a remercié le Japon pour ses efforts en faveur de la lutte contre les malades infectieuses dans les pays en développement, en particulier pour ses contributions au Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. M. Abe l'a félicité à son tour pour ses activités, soulignant que sa campagne a redonné espoir et envie de vivre à des milliers de personnes à travers le monde. Le premier ministre japonais a indiqué que le problème des maladies infectieuses et autres questions concernant l'Afrique seront abordés lors du prochain sommet du G8, prévu cette année en Allemagne. Ces sujets seront repris, a-t-il affirmé, lors du sommet de l'an prochain, à Tokyo.
Le ministère japonais de la Santé déconseille officiellement la prescription de Tamiflu aux adolescents
Le ministère japonais de la Santé déconseille aux institutionsmédicales du pays de prescrire l'antiviral Tamiflu, efficace contre la grippe, après l'annonce, mardi, de deux nouveaux cas de comportements anormaux chez des enfants ou des adolescents. Selon les autorités, mardi, un garçon de 12 ans a monté en courant les escaliers de chez lui après avoir pris du Tamiflu. Sa mère l'a fait redescendre, mais il est remonté, a sauté du balcon du domicile familial et s'est cassé une jambe. Un autre cas similaire avait été rapporté le 8 février. Un garçon, lui aussi âgé de 12 ans, s'était soudain enfui en courant de son domicile, nu-pieds. Il avait grimpé des escaliers en courant et s'était jeté dans le vide du premier étage. Le ministère a demandé à l'importateur et distributeur japonais de Tamiflu, la compagnie pharmaceutique Chugai, d'imprimer sur les boîtes un avertissement selon lequel ce médicament ne devrait pas être administré aux adolescents. Au total, 15 cas de comportements bizarres ont été recensés par les autorités, entraînant la mort de plusieurs jeunes